Le débat autour du chemin de fer Conakry–Kankan refait surface, souvent empreint d’émotions et de considérations politiques. Dans une analyse documentée, un ancien fils de cheminot, témoin de plusieurs décennies de l’histoire ferroviaire guinéenne, retrace l’évolution de cette infrastructure emblématique et partage sa lecture sur les défis et perspectives de relance.

Construit au début du siècle dernier par le régime colonial français, le chemin de fer Conakry–Niger devait initialement relier Bamako, à l’image du Dakar–Niger, afin de connecter les colonies de l’AOF (Mali, Burkina Faso et Niger).
Jusqu’au milieu des années 1960, la ligne a prospéré. Mais après l’indépendance de 1958, le départ des techniciens français et la nationalisation du réseau devenu Office national des chemins de fer de Guinée (ONCFG) ont marqué le début des difficultés : pénurie de matériel, pièces de rechange rares et rupture d’assistance technique.
L’auteur plaide pour une approche pragmatique, à l’écart des polémiques politiques. Il estime que la relance du chemin de fer et son prolongement jusqu’à Bamako constitue un atout stratégique pour l’économie guinéenne et les échanges sous-régionaux.





















