En exil depuis plusieurs mois, Cellou Dalein Diallo dresse un tableau sombre de la situation politique et judiciaire en Guinée. Invité de TV5 Monde, le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) n’a pas mâché ses mots. « Il n’y a pas de justice en Guinée, vous le savez », a-t-il affirmé, dénonçant un système judiciaire à ses yeux instrumentalisé.
L’opposant accuse la junte au pouvoir de mener une répression systématique contre les voix critiques. « Tous ceux qui contestent Doumbouya, ses ambitions et ses vérités sont victimes de disparitions forcées et de morts dans des conditions non élucidées », a-t-il soutenu, évoquant un climat de peur et d’intimidation généralisé.
Cellou Dalein Diallo assure pourtant que son choix de quitter le pays n’était pas une option initiale. Selon lui, sans l’hostilité du pouvoir militaire, il serait resté sur le terrain pour poursuivre son engagement politique. « Je voulais continuer la lutte que je mène pour l’avènement d’une société dirigée par les règles et les principes de la démocratie », a-t-il expliqué, avant d’ajouter : « en restant en Guinée, je serai au cimetière ou en tout cas en prison ».
L’ancien Premier ministre insiste néanmoins sur le fait que son exil ne relève pas de la peur. « Peut-être que si je n’étais pas à l’extérieur, je n’aurais pas pu être à votre émission pour continuer à dénoncer ce que je considère comme étant une mascarade électorale, comme un second coup d’État contre la Guinée », a-t-il déclaré, estimant que sa présence hors du pays lui permet de poursuivre le combat politique et médiatique contre la transition en cours.





















