Le Premier ministre, Bah Oury, a procédé ce lundi 2 novembre 2026 au lancement officiel du projet de réhabilitation environnementale de la décharge de Dar-Es-Salam, située dans le quartier de Gbessia, à Conakry.
La cérémonie a été marquée par un hommage aux victimes des drames successifs survenus sur ce site, notamment l’éboulement du 23 août 2026, qui a coûté la vie à 32 personnes. Le chef du gouvernement a également insisté sur la nécessité de sécuriser les lieux, de réduire les nuisances et de transformer progressivement l’ancienne décharge en un espace urbain végétalisé.

À cette occasion, Bah Oury a exprimé la compassion et la solidarité de l’État aux familles endeuillées ainsi qu’à toutes les personnes affectées par les drames survenus sur le site. « Au nom du gouvernement, je m’incline devant toutes les victimes des drames successifs sur ce site. À leurs familles et à toutes les personnes éprouvées, j’exprime ma profonde compassion et notre solidarité. Honorer leur mémoire nous oblige à traiter les dangers auxquels les habitants sont exposés », a déclaré le Premier ministre.
Au-delà de cet hommage, le chef du gouvernement a présenté les principales ambitions du projet, qui vise notamment à réduire les risques liés à l’exploitation de la décharge et à améliorer les conditions de vie des populations riveraines. « Le projet que nous lançons engage la sécurisation de cette décharge, la réduction de ses nuisances et sa transformation progressive en un espace urbain végétalisé. Sa première finalité est de permettre aux familles de vivre dans un environnement plus sûr », a-t-il expliqué.
Bah Oury a également inscrit cette initiative dans la vision de développement portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, à travers le programme Simandou 2040. Selon lui, la modernisation du pays doit se traduire par une amélioration concrète du quotidien des citoyens. « La santé et le bien-être commencent aussi par un quartier salubre, un habitat protégé et des services publics réguliers », a-t-il souligné.
Le Premier ministre a par ailleurs insisté sur les exigences de sécurité et de suivi dans la conduite des travaux. Il a notamment rappelé que la protection des riverains et des travailleurs devait guider chaque intervention et que toute utilisation future des espaces réaménagés resterait conditionnée aux vérifications des services compétents.
Il a, dans ce sens, invité les départements concernés et les autorités locales à assurer une coordination effective, un suivi rigoureux du calendrier d’exécution et une remontée rapide des éventuelles difficultés. « En collaboration avec M. Ousmane Doumbouya, le conseiller du président de la République, et le ministre de l’Assainissement, je suivrai personnellement l’exécution de ce projet. L’exécutif assume pleinement ses responsabilités de contrôle », a-t-il assuré.
Il convient de rappeler que la décharge de Dar-Es-Salam a été le théâtre de plusieurs drames au fil des années. Un premier éboulement meurtrier y avait été enregistré en 2017. Le 23 août 2026, un nouvel effondrement a provoqué la mort de 32 personnes, relançant les préoccupations autour de la sécurité du site et de ses conséquences sur les populations environnantes.
Mamadou Ciré Barry
















