Plus de quinze ans après les faits, la justice guinéenne ouvre ce jeudi 18 décembre 2025 un nouveau volet du procès du massacre du 28 septembre 2009. Sept accusés, dont le colonel Bienvenu Lamah, comparaissent devant le tribunal de première instance de Dixinn, délocalisé à la Cour d’appel de Conakry, pour des accusations parmi les plus graves.
Le procès d’un second groupe d’auteurs présumés du massacre du 28 septembre 2009 s’est ouvert ce jeudi matin à Conakry, sous haute sécurité. L’audience se tient devant le tribunal de première instance de Dixinn, exceptionnellement délocalisé à la Cour d’appel, où un important dispositif sécuritaire a été déployé dès les premières heures.
Sept accusés sont poursuivis dans ce dossier. Au centre de l’attention figure le colonel Bienvenu Lamah, officier de gendarmerie incarcéré depuis la mi-novembre 2022. Il comparaît aux côtés de Jean-Louis Kpoghomou, Georges Oulémou et Thomas Touaro. Trois autres prévenus — le colonel Gono Sangaré, Jacques Maomy et Blaise Kpoghomou — sont en cavale et pourraient être jugés par défaut.
Le colonel Bienvenu Lamah est spécifiquement inculpé pour abus d’autorité, meurtre, assassinat, viol, enlèvement, torture, entrave aux mesures d’assistance ainsi que pour omission de porter secours. Des chefs d’accusation qualifiés d’accablants par les parties civiles, qui attendent de ce procès des réponses sur les responsabilités individuelles dans les violences commises.
Ce second volet judiciaire constitue une étape cruciale pour les victimes et leurs familles, engagées dans une longue quête de vérité et de justice depuis plus de quinze ans. L’audition du colonel Bienvenu Lamah, en particulier, est très attendue, tant par les parties civiles que par l’opinion publique, dans un dossier emblématique de la lutte contre l’impunité en Guinée..


















