En exil, le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, a vivement mis en cause la légitimité des autorités issues de la transition, lors d’une intervention sur les antennes de RFI. Au-delà de sa situation personnelle, l’ancien Premier ministre dresse un tableau sombre de la gouvernance actuelle, qu’il estime déconnectée de la volonté populaire.
Selon lui, le pouvoir en place ne bénéficie d’aucune véritable adhésion du peuple guinéen. « Le président sait bien qu’il n’a pas obtenu l’onction de la population », a-t-il affirmé, évoquant un régime qu’il juge fragile et instable. Pour Cellou Dalein Diallo, cette fragilité pourrait conduire à un effondrement brutal du système actuel. « Le régime ne tient plus à rien et il peut s’effondrer à tout moment », a-t-il averti.
Le président de l’UFDG dénonce également un climat politique marqué, selon lui, par la peur et la répression. Il s’interroge ouvertement sur la stratégie des autorités : « Est-ce qu’il va continuer à entretenir ce climat de terreur pour empêcher l’expression de la volonté du peuple ? », a-t-il lancé, pointant du doigt les restrictions aux libertés publiques et politiques.
Sceptique quant à l’avenir du processus en cours, Cellou Dalein Diallo estime que cette gouvernance ne saurait s’inscrire dans la durée. « Ça ne peut pas être éternel », a-t-il martelé, avant de dénoncer ce qu’il qualifie de « confiscation éhontée du pouvoir à travers le scrutin ».





















