
Dans le cadre de la campagne référendaire en cours en Guinée, plusieurs organisations issues du syndicat, du patronat et de la société civile se sont réunies ce mercredi 3 septembre 2025 dans la salle du congrès du Palais du Peuple. Elles ont réaffirmé leur volonté de soutenir le « oui » lors du scrutin prévu le 21 septembre. Le président du CNT n’a pas manqué de faire ressortir les manquements de la Constitution de 2010 avant de lancer un appel à un « oui » pour le prochain référendum.
Dr Dansa Kourouma, membre du CNT de la transition politique pilotée par le CNDD et actuel président de l’organe législatif transitoire du CNRD, est revenu sur les faiblesses de la Constitution de 2010.
«Ceux qui étaient avec nous en 2010 savaient qu’il y avait plus de partis politiques que d’acteurs sociaux. Et vous avez vu que cette constitution n’a pas duré longtemps parce qu’elle a été taillée sur mesure en tenant compte des rapports de force entre les forces politiques en présence. C’est pourquoi d’ailleurs elle n’a pas été soumise au référendum, parce que les uns et les autres étaient pressés d’accéder au pouvoir. Pourtant, l’écriture d’une constitution n’est pas une course de vitesse, c’est une course de fond. Parce que ça doit organiser la vie sociale, politique, économique et culturelle du pays. La constitution n’organise pas que la vie politique, elle organise la vie sociale, la vie économique, la vie culturelle», a-t-il rappelé.
Citant le général de Gaulle, Dr Dansa Kourouma a laissé entendre que la constitution c’est un esprit et une pratique institutionnelle.
«L’esprit de la constitution qui est en cours de vulgarisation, d’explication pour que le OUI emporte le 21 septembre, a été rédigé par un conseil national de transition, composé majoritairement d’acteurs socio-économiques. C’est pourquoi son élaboration a été participative. Elle a été expliquée, débattue, détaillée, vulgarisée, et les aspirations profondes du peuple, dans toute sa diversité, ont été prises en considération.»
Au nom du syndicat national de l’éducation, Michel Pépé Balamou a exprimé l’engagement de ses camarades à œuvrer pour la victoire du « oui ».





















