Âgée de 19 ans et étudiante en licence 3, Fatoumata Lamarana Bah est artiste slameuse et engagée dans la défense des droits des jeunes filles. À travers le slam, elle a trouvé un moyen de s’exprimer et de porter un regard sur les réalités de la société.
De la difficulté à parler au choix du slam
Avant de monter sur scène, Ramadane Slam dit avoir longtemps éprouvé des difficultés à prendre la parole, y compris dans ses échanges du quotidien. Sa rencontre avec le slam, en 2024, va progressivement changer son rapport à l’expression.
« J’ai découvert le slam en 2024 à travers les Slameurs-Thérapeutes. C’est une structure, bon, il y a Alphonse, il y a Abé, il y a Leba, en fait, beaucoup de personnes.
Donc, j’ai connu le slam à travers ces personnes-là. Et j’ai suivi la formation avec les Princes Paroliers. Parce qu’avant, je ne pouvais pas communiquer. », explique-t-elle.
Une discipline qui l’aide à prendre la parole
Pour la jeune artiste, le slam représente également un espace d’apprentissage et de confiance en soi. Elle explique comment cette pratique lui a permis de se confronter progressivement au public et de travailler son expression.
« L’art de parler, pour moi, c’était quelque chose de difficile, en fait. J’aimais tellement le faire, mais je ne pouvais pas parler. Même avec un ami ou une copine, je ne pouvais pas communiquer.
Même me présenter devant une foule, devant un groupe, je vous jure que je ne pouvais pas. Mais là, à travers le slam, je me suis dit, peut-être que si je me lance dans cet art-là, je vais avoir beaucoup plus d’opportunités de parler devant le public, devant la foule, de m’habituer à m’exprimer vraiment sur la scène. », confie-t-elle.
Des textes inspirés de faits réels
Dans son travail artistique, Fatoumata Lamarana Bah dit puiser son inspiration dans les histoires et les réalités qui l’entourent. Ses textes abordent ainsi des situations qu’elle considère comme représentatives de la société.
« Personnellement, je me base sur les histoires, les histoires réelles.
Et j’écris énormément sur la réalité, en fait, parce qu’il y a beaucoup de mes textes qui parlent vraiment de la réalité. », souligne-t-elle.
Mamadou Ciré Barry

















