Le ministre porte-parole du gouvernement guinéen, Ousmane Gaoual Diallo, s’est exprimé ce vendredi 27 mars 2026 sur la mort d’Aboubacar Toumba Diakité en détention. Face aux interrogations suscitées par ce décès, l’exécutif assure avoir respecté ses obligations et appelle à éviter toute polémique.
Dès l’entame de sa réaction, le porte-parole a tenu à rappeler la présence de l’État lors des obsèques. « Ce matin, le gouvernement a été représenté par le ministre et le secrétaire général des Affaires religieuses (…) Le gouvernement était également présent lorsque M. Pivi est décédé. Il ne faut pas confondre le gouvernement à une personne physique. Le gouvernement délègue ses responsabilités lorsque ça arrive.»
Selon lui, l’absence de certains membres de l’exécutif ne doit pas être interprétée comme un désengagement. « Même si un membre du gouvernement disparaissait aujourd’hui, tous les membres du gouvernement ont des conditions pour faire en sorte que certains ne soient pas présents (…) le gouvernement a été très bien représenté. Il a parlé au nom du président de la République et au nom du gouvernement. Donc on ne peut pas dire que le gouvernement était absent. »
Le ministre a ensuite appelé à la retenue, évoquant la douleur des proches du défunt. « Il faut éviter plusieurs choses dans ces cas-là. D’abord parce que c’est dramatique pour les familles. Ce n’est pas l’objet de polémiques. »
Sur la question de la transparence autour des circonstances du décès, Ousmane Gaoual Diallo a insisté sur la possibilité pour la famille de mener des démarches indépendantes. « Lorsqu’on rend la dépouille à la famille, la famille a la possibilité de solliciter une expertise, une autopsie propre à elle (…) et au cas échéant, d’engager des poursuites judiciaires. »
Le porte-parole a également souligné que la restitution du corps constitue, selon lui, une preuve d’ouverture. « Dans ces cas-là, on rend le corps, alors que peut-être c’est pour permettre à la famille de se rassurer. Et de toutes les façons (…) les parents proches (…) ne soulèvent pas de doute. »
Le ministre a appelé à ne pas céder aux suspicions systématiques. « Il ne faut pas que chaque mort, quelles que soient les conditions dans lesquelles c’est fait, suscite une suspicion. (…) L’interrogation s’arrête aussi devant les faits (…) vous pouvez investiguer (…) pour rassurer l’opinion, ou en tout cas l’éclairer. »
Cette prise de parole intervient alors que la disparition de l’ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara suscite de nombreuses réactions dans l’opinion publique et sur la scène politique.

















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