Le ministre guinéen des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, s’est adressé aux Guinéens de la diaspora dans un discours marqué par un ton direct.
Réaffirmant la mission de protection de l’État envers l’ensemble des citoyens, y compris ses critiques les plus virulents, le chef de la diplomatie a appelé à dépasser les clivages pour privilégier la cohésion nationale. Il a rappelé que la vision du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, se veut inclusive.
« Donnons-nous la main. Il n’y a que des Guinéens et des Guinéennes. Oubliez les divisions. […] Mais, si vous dites: ‘’ah non, il appartient à… tels. Eux, ils ne sont pas avec nous”. Pour le Président Doumbouya, tout le monde est avec lui, même ceux qui nous insultent sur les réseaux sociaux », a-t-il déclaré en marge de son récent déplacement à Addis-Abeba, en Éthiopie.
Le silence face aux critiques

Évoquant les attaques visant le gouvernement sur les réseaux sociaux, Dr Morissanda Kouyaté a estimé que ces critiques traduisent l’impact des actions engagées par les autorités. Il a expliqué le choix de ne pas répondre aux interpellations publiques : « Dieu sait combien de fois on nous insulte parce qu’on fait du bon travail. Si on ne faisait rien, personne ne nous aurait écouté. C’est pourquoi nous ne répondons à personne. Si on ne faisait rien, personne ne nous aurait critiqué », a-t-il martelé.
La responsabilité de l’État envers tous
Le ministre a également insisté sur le rôle protecteur de l’État. Selon lui, la responsabilité gouvernementale implique d’assister chaque citoyen, indépendamment de ses opinions ou de son positionnement politique.
« Ceux qui passent le temps à nous insulter, là, s’ils ont un problème, on ira les chercher pour les aider. Parce que c’est nous, derrière le président Doumbouya, qui avons la charge du pays. Si un citoyen a un problème, c’est à nous de le régler. Même ceux qui ne nous aiment pas, on est obligé de le faire », a-t-il affirmé.
Pour Dr Morissanda Kouyaté, l’action de l’administration doit ainsi rester guidée par le principe du service public universel, au-delà des polémiques et des tensions exprimées en ligne.
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