Madagascar sous le choc après le passage dévastateur de deux cyclones. En l’espace de dix jours, Fytia et Gezani ont frappé l’île, plongeant près de 400.000 personnes dans une situation d’urgence humanitaire.
Face à l’ampleur des dégâts, les autorités ont décrété l’état de catastrophe nationale et lancé un appel à l’aide internationale. Sur le terrain, le Programme alimentaire mondial (PAM) tire la sonnette d’alarme, évoquant une augmentation rapide des besoins humanitaires dans un contexte de ressources limitées.
À Tamatave, deuxième plus grande ville du pays, les destructions sont particulièrement préoccupantes. « Les autorités ont indiqué que 80 % de la ville a été endommagée. La ville fonctionne avec environ 5 % de son approvisionnement en électricité et il n’y a pas d’eau », a déclaré Tania Goosens, représentante du PAM à Madagascar, lors d’un point de presse régulier des Nations unies à Genève. Elle a également précisé que le bureau local de l’organisation ainsi qu’un entrepôt ont été entièrement détruits.
Selon le bilan officiel, les intempéries ont fait 38 morts et 374 blessés, tandis que plus de 260.000 personnes ont été affectées. De nombreuses familles ont perdu leur habitation. Des bâtiments publics et privés, des commerces, des écoles et même un hôpital ont subi d’importants dommages, aggravant une situation déjà fragile.


















