En janvier 2025, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Oumar Diouhé Bah, avait exprimé ses préoccupations face à l’absence d’un statut particulier adapté au personnel de santé. Une question jugée stratégique pour l’amélioration des conditions de travail et la valorisation des carrières dans un secteur clé du système sanitaire guinéen.
Selon un compte rendu du service de communication du ministère, le ministre s’était alors dit « personnellement préoccupé par la question du statut particulier du personnel de santé », allant jusqu’à instruire la mise en place d’« une commission de travail élargie à des experts des autres départements, mais aussi de l’OOAS et de la CEDEAO, afin de produire un document fiable ».
Près d’un an plus tard, le dossier connaît une nouvelle avancée. Le mardi 30 décembre 2025, Oumar Diouhé Bah a annoncé avoir convié la Fédération syndicale des professionnels de santé à une séance de travail consacrée à la relecture du projet de statut particulier. Une rencontre qu’il inscrit dans « un esprit d’inclusivité, d’écoute et de dialogue constructif ».
Le projet de document, précise le ministre, a été élaboré par le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique en étroite collaboration avec ses partenaires techniques. Cette rencontre visait à associer la Fédération syndicale, en sa qualité d’organe consultatif, afin de recueillir « des observations et contributions objectives, constructives et conformes à l’intérêt général ».
L’objectif affiché est de renforcer le caractère consensuel de ce texte stratégique, appelé à « améliorer significativement les conditions de travail, la valorisation des carrières et la reconnaissance du personnel de santé », considéré comme l’un des piliers du système sanitaire national.
À travers cette démarche participative, le ministre affirme avoir tenu à s’assurer que le document final « reflète les réalités du terrain et les attentes légitimes des acteurs du secteur », tout en jetant les bases d’« un cadre statutaire juste, moderne et durable ».
Cette réunion constitue ainsi une étape importante dans la volonté des autorités de renforcer le dialogue social et de bâtir, avec les acteurs concernés, « un système de santé plus performant, plus équitable et résolument humain ». « Des ressources humaines qualifiées, intègres et pleinement épanouies, notre priorité absolue », a conclu le ministre.


















